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Sélection thématique : Evasion dans les contrées du 7ème art !

Cinéma cinéma !

Film incontournable du cinéma coréen et plus largement du cinéma de zombies : Dernier train pour Busan. Dans ce film, alors qu'un virus transforme les humains en créatures assoiffées de sang, nous suivons Seok-woo, salaryman récemment divorcé qui s'occupe de sa fille tant bien que mal. Alors qu'il tente de l'amener à sa mère jusqu'à Busan, il se retrouve pris au piège dans un train à grande vitesse, dans lequel le mystérieux virus se répand rapidement… Un film qui tient en haleine du début à la fin et qui réussit aussi bien à nous terrifier qu'à nous attendrir. L'horreur des zombies est aussi bien mise en place que l'humanité des personnages qui luttent jusqu'au bout pour protéger ceux qu'ils aiment !

Manta Ray se déroule dans un village au sud de la Thaïlande, un pêcheur vit sa vie au jour le jour. Quitté par sa femme, il embarque sur des bateaux de pêche le soir pour subvenir à ses besoins. Parfois, après des appels d'un mystérieux patron, il opère un travail macabre et secret dans la jungle en bordure de la Birmanie. Un jour, il retrouve un homme à moitié mort dans les mangroves, il le sauve et prend soin de lui. Dans le silence, une amitié très forte naît entre ces deux hommes. Il lui apprend à conduire, à nager sous l'eau, son métier. Il lui apprend même comment trouver des pierres précieuses qui attirent les raies mantas géantes. Et puis un jour, il disparait. Grâce à des plans très longs et à des dialogues épars et rares, le réalisateur réussit à créer un mystère presque féerique autour de ces deux personnages évoluant dans le secret. Un film dédicacé aux rohingyas, à l'amitié et aux liens qui unissent les hommes. A voir.

Park Chan-hook, célèbre pour un grand nombre de films, tout particulièrement Old boy, offre avec Mademoiselle, un thriller mystérieux, sensuel, rempli de rebondissements aussi surprenants que machiavéliques et délicieux. Il réussit à manipuler aussi bien ses personnages que ses spectateurs ! Sans parler du rappel du contexte historique de la Corée sous colonisation japonaise qui vient ajouter une intensité mêlé d'un malaise assez troublant.
Sookee est engagé comme servante dans la maison d'une riche famille japonaise. Elle sert Hideko, qu'elle compte manipuler grâce à l'aide d'un escroc qui se fait passer pour un compte japonais. Tout ne se passe évidemment pas comme prévu et le film se termine sur un twist fantastique.

Petit détour par la filmographie de Jia Zhangke désormais, un cinéaste majeur de la dite "septième génération". Né le 24 mai 1970 à Fenyang dans la province du Shanxi, Jia Zhangke livre depuis plus d'une plus d'une vingtaine d'années de très grands films évoquant l'évolution et les transformations de son pays.

Parmi ceux-là, Xiao wu, artisan pickpocket est également un portrait émouvant de la Chine des années 90 à travers son personnage principal. Ce film est le premier long métrage de Jia Zhangke qu'il réalisa quatre ans après avoir obtenu son diplôme à l'Académie du Film de Pékin. Il révéla déjà à l'époque la force de son cinéma, qu'il ne cessera de renouveler par la suite. Ce film qui a reçu maintes récompenses dans les festivals internationaux, décrit la vie d'un petit voleur à la tire dans la ville de Fenyang, ville natale du réalisateur. A travers la vie de ce personnage touchant, Jia Zhangke fait déjà là un constat de la situation politique et économique de son pays et montre l'impact des réformes sur la société et les bouleversements qui s'en suivent dans la vie intime des chinois. Un très beau film, chaleureusement recommandé pour se plonger dans la Chien des années 90.

Dans un autre registre, The World sorti en 2005, est le premier film de Jia Zhangke à être distribué dans son pays natal dans les circuits officiels. Il était pourtant à l'époque son film le plus directement politique et le plus ouvertement dirigé contre les stratégies économiques des appareils de l'état, décrivant la vie de petites gens dans la banlieue de la capitale. A travers la vie d'une jeune femme interprétée par Zhao Tao, qui deviendra sa compagne à la ville - danseuse au World Park, le cinéaste décrit les effets d'une mondialisation en marche, brisant une à une la vie de ses personnages principaux, sacrifiés sur l'autel du boom économique. Commencé sur le mode d'un doux récit métaphorique - The World,  immense parc d'attractions, pensé sur le mode des Disneyland - qui reproduit en miniature les bâtiments emblématiques du monde entier, du Taj Mahal au... World Trade Center - fait directement référence au monde globalisé et à une forme d'acculturation à travers les danses folkloriques. Un film bouleversant qui montre à nouveau superbement les illusions et désillusions de jeunes chinois.

Récemment, le film Les éternels, sorti en 2018, est autant un film sur le portrait d'une femme bouleversante - à nouveau interprétée par Zhao Tao, qu'une étude des franges souterraines d'une société chinoise en pleine mutation. Dans ce film, le douzième long métrage de Jia Zhang-ke, l'intérêt est désormais d'étudier la complexité des relations humaines et, à travers cela, de faire ressortir toute celle de toute la société en arrière-plan.C'est également un voyage à travers des paysages sublimes filmés avec une formidable sensibilité. Ce film est en somme une fresque magnifique, émouvante, politique et esthétique sur la Chine à travers le portrait une femme bouleversante.

Poursuivons à présent avec un film indien. The Lunchbox est un magnifique film sur la cuisine, l'amour et la liberté.
Ila est une femme qui tente de reconquérir son mari en lui cuisinant de bons petits plats sur les conseils avisés de sa voisine. Chaque matin, elle lui prépare une lunchbox qu'elle confie à un service de livraison chargé de l'apporter sur les lieux de son travail. Pour atteindre le cœur de son mari, elle doit déjà combler son estomac !
Mais voilà qu'elle se retrouve dans une situation assez comique. Sa lunchbox est arrivée entre les mains de Saajan, un homme très solitaire. Pas étonnant que son mari ne lui fasse aucune remarque ou aucun compliment sur son repas du midi. Ila décide de prendre son courage à deux mains et d'échanger des petits mots avec lui via ses lunchbox. De fil en aiguille, nos deux protagonistes vont se confier, s'aider, s'encourager...Ils nouent une très belle relation. The lunchbox nous fait frétiller les papilles, l'odeur des plats nous parvient à travers l'écran, nous n'avons qu'une seule envie : déguster l'une des lunchbox d'Ila. Ce film est drôle, touchant et attendrissant. C'est une belle découverte du cinéma indien !

Tunnel est un film de catastrophe très angoissant ! En effet, un grand tunnel s'effondre sur les voitures qui le traversaient. Nous suivons un homme qui a survécu à l'effondrement de ce tunnel mais qui se retrouve coincé dans sa voiture. Le film est anxiogène car toute l'action se passe dans un espace très réduit, on assiste aux diverses vagues de panique qui déferlent sur notre protagoniste, à l'espoir qui enfle et se désagrège au fil des déconvenues. De l'autre côté, nous voyons sa femme qui tente par tous les moyens de mettre la pression au gouvernement et aux entités locales pour qu'ils continuent les recherches. Elle est persuadée que son mari est dans ce tunnel et qu'il est encore en vie ! Elle sera soutenue par Mr Kim qui élaborera tous les plans possibles pour parvenir à sauver les survivants de cette terrible tragédie. L'histoire est riche en rebondissements et les acteurs sont géniaux !

So long my son est un film magistral, un film qui ne peut nous laisser insensible. L'histoire est construite sur plusieurs temporalités qui s'entremêlent brossant ainsi 40 ans de l'histoire de la Chine. Liyun et Yaojun sont un couple très unis, ils s'aiment, sont tendres l'un envers l'autre. Ils vont vivre un événement tragique peu de temps après la mise en place de la politique de l'enfant unique. Un événement marquant qui impactera leur vie et celles de leur entourage à tout jamais. Ce film montre à quel point le gouvernement et toutes les instances qui en dépendaient ont pu s'immiscer jusqu'à l'intimité d'un couple, jusqu'à leur lit, jusqu'à leur corps. Les acteurs dégagent une simplicité et une normalité qui nous permet de réaliser que leur destin aurait pu être leur nôtre. Le film dure trois heures, des heures que l'on ne voit pas passer tellement on est plongé dans cette histoire familiale tragique et magnifique. Un chef d'œuvre !

Ne coupez pas
Alors que Higurashi se voit confier le tournage amateur d'un film de zombies dans une usine désaffectée, ses plans sont vite chambardés par l'infection réelle de membres de l'équipe, semblant bien transformer la fiction en une effrayante réalité. Malgré tous ces déboires, le réalisateur reste imperturbable : sous aucun prétexte la caméra ne doit s'arrêter, nonobstant la détresse apparente des acteurs pourchassés par les féroces mangeurs de chair. Une première trentaine de minutes, sans coupure donc, pleines d'action, de frayeur et de tension, plaisante à suivre mais qui ne sont pas sans rappeler un pastiche du genre... C'est sans compter sur la suite, et alors que les crédits de One Cut of the Dead défilent, l'intrigue revient un mois en arrière, alors que les futurs acteurs s'apprêtent à recevoir leurs rôles. S'ensuit une remarquable pièce montée savamment orchestrée qui nous fait comprendre que rien dans la première partie n'est arrivé par hasard... Tel est pris qui croyait regarder un énième nanar apocalyptique.

A Silent Voice
C'est avant tout un regard sur le pardon, la résilience et la conséquence de nos actes que nous offre a Silent Voice. Shoya, élève de primaire prêt à tout pour tromper l'ennui, fait de la nouvelle, Shôko, atteinte de surdité, son souffre-douleur favori. Mais la loi du karma va bien vite le rattraper, et il devient à son tour la risée de ses petits camarades. Un préambule qui nous amène vers un Shoya lycéen, semblant avoir perdu goût à la vie, qui décide de présenter ses excuses une dernière fois auprès de Shôko avant d'en finir. Mais il entame tout juste son parcours de rédemption qui, à travers l'usage de la langue des signes, les liaisons amicales et la confrontation avec la vie de son ancienne victime, lui fera prendre conscience de la fragilité d'une voix. Une adaptation qui bien qu'éliptique comparée au manga original, a le mérite de proposer une mise en scène puissante, sublimée par des musiques à la hauteur des émotions parcourues.

In the Mood for Love
Inutile de vous attendre à de complexes intrications amoureuses sur fond de cravates et sacs à main ; Mme Chan et M. Chow vivent simplement leur abandon par leurs conjoints respectifs dans l'alcôve d'une passion naissante. Or si la subtilité de l'oeuvre de Wong Kar Wai ne se trouve pas dans son intrigue, c'est pour mieux briller dans ses scènes langoureuses d'une esthétique renversante. Les plans intimistes, presque voyeuristes d'une inclination renaissant des cendres de leurs amours brûlées. Les répliques tantôt sincères, tantôt malicieuses, volontairement ambiguës, et les célèbres thèmes musicaux exacerbant si fortement le nonchaloir de Maggie Cheung et la volupté de Tony Leung ne peuvent laisser le spectateur indifférent face aux affres de leur pudique désir. De la beauté du tragique à la beauté du sublime, sublime vanité qui finit par se consumer à son tour dans le temps cruel.

L'un de ces films vous tentent-ils ?
N'hésitez pas à revenir vers nous pour nous donner vos avis !

Bon visionnage !

- Laura, Elodie, Léo et Clémence