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Fricassée de galantin à la mode d'Edo

Fricassée de galantin à la mode d'Edo

Auteur

SANTO Kyoden

Traducteur

GARDE Renée


Editeur

Les Belles Lettres

23,00 €

Indisponible pour le moment Quand ce titre sera-t-il disponible ?

Paru le : 14 Juin 2014
Pages : 125
EAN 13 : 9782251722221

Coup de coeur du libraire
Satire, humour et grotesque dans le Japon de la fin du XVIIIe siècle
C'est à l'âge de 24 ans que Santô Kyôden compose ce divertissement satirique dont le personnage principal est un fils de bonne famille qui pense que l'argent pourra faire de lui un séducteur hors pair dans les quartiers de plaisirs. Affublé d'un nez épaté qui lui donne l'air grotesque, ce personnage se prête bien au genre en vogue à la fin du XVIIIe siècle japonais et dans lequel excellait Santô Kyôden : le kibyôshi.

Le kibyôshi est un genre satirique illustré qui prend traditionnellement pour scène les quartiers de plaisir. L'illustration y joue un rôle majeur et les amateurs de kibyôshi apprécient autant l'histoire que la qualité des dessins. Le texte se trouve quant à lui directement inscrit sur l'image, la partie narrative se trouvant en haut et les réflexions ou paroles à côté des personnages concernés. Les textes sont rédigés entièrement en kana, facilitant ainsi la lecture pour ceux qui n'étaient pas à l'aise avec les caractères chinois.

L'édition des Belles Lettres reproduit fidèlement chaque image avec une partie explicative (l'image est commentée afin que le lecteur saisisse toutes les subtilités et les messages cachés qui s'y trouvent) et la traduction intégrale des différentes parties écrites figurant sur l'image. Ce livre est l'occasion de découvrir un genre littéraire du Japon de cette époque où l'illustration et le texte s'enrichissaient mutuellement.
Résumé
Ancêtre de nos bandes dessinées satiriques pour adultes, ce petit livre illustré (paru en 1785) raconte les mésaventures d'Enjirô, fils de bonne famille qui voudrait bien avoir l'air et la renommée du parfait dandy rompu aux mille règles non dites mais très contraignantes du quartier réservé de Yoshiwara. C'est là que depuis le dix-septième siècle les plus grandes courtisanes d'Edo (l'actuelle Tokyo) exerçaient leurs talents, réparties selon une hiérarchie qui déterminait leur rang et leurs tarifs, parfois aussi renommées que les plus grands acteurs de théâtre, adulées comme des stars, mais toujours prisonnières de leurs maisons closes. Malgré la richesse qu'il étale et dépense sans compter, malgré la présence de mentors qui contribuent à le plumer plutôt qu'à lui enseigner les codes linguistiques, vestimentaires, culturels, et les lois de la communication qu'il faut maîtriser pour être estimé dans ce monde du paraître, Enjirô s'entraîne lui-même dans une spirale d'événements grotesques et absurdes qui parodient les pièces de kabuki dont il aurait tant voulu être le héros !

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