Vos achats

Votre panier est vide !

Vous n'étes pas identifié

Connexion
  

Newsletter

Envoyer
Il n'y a pas d'identité culturelle

Il n'y a pas d'identité culturelle

Auteur

JULLIEN François


Editeur

L-HERNE

7,50 €

Indisponible pour le moment Quand ce titre sera-t-il disponible ?

Paru le : 01 Octobre 2016
Pages : 104
EAN 13 : 9782851978295

Coup de coeur du libraire
..."Mais nous défendons les ressources d'une culture"

Dans sa dernière publication au cœur d'une actualité marquée par les campagnes électorales et la mondialisation, François Jullien nous propose une réflexion partant de la question d'identité culturelle en sept chapitres concis :

L'universel, l'uniforme, le commun
La différence ou l'écart : identité ou fécondité
Il n'y a pas d'identité culturelle
Nous défendons les ressources d'une culture
Des écarts au commun
Dia-logue

A cette occasion, il revient sur différentes notions et couples de notions (universel, commun/semblable, écart/différence, ressource/valeur, intégration/assimilation) qu'il définit et différencie à l'heure où celles-ci tendent à se confondre. Il nous rappelle ainsi l'importance de s'entendre sur les termes (et de prendre en compte leur contexte) afin de pouvoir engager un débat.

F. Jullien qui depuis des années met en regard les pensées, souligne le fait que le divers des cultures est à penser en termes d'écart ; l'écart étant ouvert, dynamique et fertile alors que la différence exclue et fige.

De même, une identité culturelle serait « impossible à identifier ». Une culture n'est-elle pas une création collective, plurielle et qui déploie « des » ressources ? Mais l'on peut en revanche reconsidérer le vivre ensemble : à partir d'une diversité « produire le commun nécessaire pour déployer l'humain et vivre ensemble », et le dialogue, d'autant plus fécond qu'il y a écart et partage d'intelligence, un dialogue qui permette d'« entendre l'autre ». (Et c'est là aussi que le rôle de la traduction prend tout son sens).

Cette réflexion est plus que bienvenue dans le contexte politique actuel. Car en effet, « à se tromper de concept, on s'enlisera dans un faux débat, donc qui d'avance est sans issue ». A bon entendeur… !
Résumé
La prochaine campagne électorale en France, nous annonce-ton, tournera autour de l'identité culturelle. Autour de ces questions : ne faut-il pas défendre l' « identité culturelle » de la France contre la menace des communautarismes ? Où placer le curseur entre la tolérance et l'intégration, l'acceptation des différences et la revendication identitaire ?

Ce débat traverse l'Europe entière ; il concerne, plus généralement, le rapport des cultures entre elles en régime de mondialisation. Or on se trompe ici de concepts : il ne peut être question de « différences », isolant les cultures, mais d'écarts maintenant en regard et promouvant entre eux du commun ; ni non plus d' « identité », puisque le propre de la culture est de muter et de se transformer, mais de fécondités ou ce que j'appellerai des ressources. L'auteur ne défends donc pas une identité culturelle française impossible à identifier, mais des ressources culturelles françaises (européennes) – « défendre » signifiant alors non pas tant les protéger que les exploiter. Car s'il est entendu que de telles ressources naissent en un milieu et dans un paysage, elles sont ensuite disponibles à tous et n'appartiennent pas. Elles ne sont pas exclusives, comme le sont des « valeurs » ; elles ne se prônent pas, ne se « prêchent » pas, mais on les déploie ou l'on ne les déploie pas, et de cela chacun est responsable. Un tel déplacement conceptuel obligeait, en amont, à redéfinir ces trois termes rivaux : l'universel, l'uniforme, le commun, pour les sortir de leur équivoque. En aval, à repenser le « dia-logue » des cultures : dia de l'écart et du cheminement ; logos du commun de l'intelligible.

À se tromper de concepts, on s'enlisera dans un faux débat, donc qui d'avance est sans issue.

> Voir tous les titres Dans notre sélection L'anthropologie à l'honneur