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Mauvaises filles

Mauvaises filles

Auteur

Ancco

Traducteur

Yoon-sun PARK - 박윤순

Méthé Lucas


Editeur

Cornelius

20,50 €

Indisponible pour le moment Quand ce titre sera-t-il disponible ?

Paru le : 01 Mars 2016
Pages : 173
EAN 13 : 9782360811120

Résumé
Jin-joo est une mauvaise fille. Elle fume, découche, nargue ses professeurs et cause du souci à ses parents. Son père, un petit patron, n'a que ses poings pour exprimer sa peur de la voir mal tourner. Alors il la passe à tabac, régulièrement. La Corée subit la crise économique de la fin des années 1990 et la violence demeure la forme la plus simple et naturelle du contact humain. Au collège, les professeurs cognent les élèves et les anciennes rossent les nouvelles.
Dans l'indifférence générale, on meurt sous les coups d'un père ou d'un petit copain. L'adolescente trouve un peu de chaleur humaine auprès de Jung-ae, fille d'un petit voyou encore plus paumée qu'elle. Une fugue improvisée les mène jusqu'au quartier des bars à hôtesses. Là, tout a le goût de la liberté, de l'interdit et de la fête. Pourtant, leur destin est en train de se jouer tragiquement... Le ton âpre et désespéré d'Ancco évoque le Céline de Mort à crédit.
Vivre, c'est expier. Un instant de bonheur, d'insouciance, se paie comptant. Les hommes mènent des existences lourdes, tristes et solitaires, qui se révèlent vides de sens. "Dès qu'on met le nez dehors, constate Jin-joo, c'est plein de choses incompréhensibles." Après Aujourd'hui n'existe pas, publié par Cornélius en 2009, Mauvaises filles confirme le talent singulier d'Ancco. La construction multiplie les allers-retours entre le passé et le présent.
Servie par un trait sec et précis, un noir et blanc désolé, elle rend inexorable et bouleversant ce voyage au bout de la nuit coréenne.

Née en 1983 à Seongnam, ville proche de Séoul dans la province du Gyeonggi, la plus peuplée de Corée du Sud, Ancco est la troisième fille d'une famille de quatre enfants. Elle dessine très tôt et le public la découvre en 2003, quand elle publie sur internet un journal dessiné, qui sera ensuite édité en album (traduit en français par les éditions Picquier). Ne se séparant jamais de son carnet de croquis, Ancco tente d'arrêter le temps en confiant au papier une trace du moment vécu, fut-il banal ou triste.
"Je ne suis, écrit-elle, ni trop jeune, ni trop vieille, et je ne tiens pas à précipiter les choses." Prenant prétexte d'épisodes de sa propre vie, elle dresse un tableau sans complaisance de la société coréenne tiraillée entre tradition et modernité, hantée par les fantômes de l'Histoire et bousculée par la civilisation matérialiste occidentale. Ancco apparaît comme le porte-parole du malaise de la jeunesse coréenne à travers une bande dessinée centrée sur la vie quotidienne des adolescents.
Libérant ainsi la parole longtemps réprimée des jeunes coréens, elle est devenue une référence pour toute une génération. Raconter des histoires, tout comme jouer de la musique ou fabriquer des maquettes, est pour cette artiste une façon de maîtriser le monde et la vie, de leur donner du sens. Avec ses chiens et ses dessins, Ancco trouve la force d'endurer le quotidien : "J'espère pouvoir à l'avenir continuer à faire des manhwas tout en menant ma vie comme je l'entends."

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