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Souvenirs de la chambre de l'ombre du bracelet

Souvenirs de la chambre de l'ombre du bracelet

Auteur

Bao Tianxiao

Traducteur

BOITTOUT Joachim

Préface

VEG Sebastian


Editeur

Rue d'Ulm

21,00 €

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Paru le : 05 Février 2021
Pages : 372
EAN 13 : 9782728807154

Coup de coeur du libraire
Un petit bijou d'informations, de traduction et d'édition !
Ce livre est absolument passionnant !!!

Une petite pépite, mine d'or d'informations sur la Chine au début du XXème siècle et sur Bao Tianxiao, lettré encore très peu connu en Occident.
Tout d'abord, un très grand bravo à Joachim Boittout pour la qualité de son travail. Il a su avec brio choisir des passages pertinents des mémoires de Bao Tianxiao, nous permettant ainsi de découvrir ce lettré fantastique aux multiples facettes. La traduction de Monsieur Boittout est fluide et très agréable et il a su aiguiller les lecteurs non sinophiles grâce à la richesse de ses notes. Sa postface est tout simplement fantastique ! Elle nous permet de mieux appréhender la scène éditoriale chinoise et notamment shanghaienne au début du siècle.

Concernant l'auteur et ses mémoires, j'ai beaucoup aimé découvrir cet érudit qui a su s'adapter aux changements de son époque. Participant aux concours mandarinaux (qui faisaient partir du rouage de l'empire), il a su évoluer avec son temps et était curieux de tout : précepteur, directeur d'école, libraire, éditeur, journaliste et écrivain, nous pouvons dire qu'il avait plusieurs cordes à son arc. Son récit, vivant et agréable, nous promène dans Suzhou et Shanghai, alors que les hommes portaient encore des nattes et les filles avaient les pieds bandés (au début). Nous découvrons les petites ruelles, les coutumes de l'époque ainsi que les changements apparaissant peu à peu. Des jeunes gens se lancent avec passion dans la création de revues littéraires, dans l'écriture de romans feuilletons et dans la traduction d'œuvres étrangères (notamment japonaises). Bao Tianxiao nous donne d'ailleurs moults informations précieuses sur cette période passionnante, ce foisonnement de nouvelles idées et cette effervescence intellectuelle. Sa plume est parfois malicieuse, d'autres fois très sérieuses, mais toujours on ne peut plus agréable.

J'ai également apprécié que le traducteur insère deux petite nouvelles de Bao Tianxiao, nous permettant ainsi de découvrir certains thèmes que l'auteur aborde ainsi que son style narratif (différent de celui de ses mémoires)
Ce livre est donc un petit bijou que je recommande chaudement !

- Florine
Résumé
Les Souvenirs de Bao Tianxiao constituent une source extrêmement riche pour l'histoire culturelle et sociale de la Chine à l'époque charnière où le régime impérial s'effondra. De l'atmosphère d'une salle de concours mandarinal à la vie d'un journaliste à Shanghai en 1906, en passant par les stratégies innovantes des revues littéraires ou la fréquentation des "maisons de thé" , ces mémoires dépeignent le monde des entrepreneurs modernes qui fut le sien.
Son parcours révèle comment l'ouverture à la diversité intellectuelle, stylistique, narrative et éditoriale du monde culturel des années 1910 s'est conjuguée avec la première expérience démocratique du pays et avec la diffusion - toujours heurtée - de valeurs républicaines au sein d'un espace public résolument ouvert. Avant le Mouvement du 4 mai 1919, nourri de clivages littéraires et idéologiques, la sphère publique des années 1900-1920 s'est en effet distinguée par une liberté rarement atteinte dans le ton de la presse comme dans la création artistique et l'appartenance politique.

L'auteur
Né à Suzhou, à l'ouest de Shanghai, à la fin de l'empire Qing (de 1644 à 1911) et mort trois ans avant la fin de la période maoïste, BAO Tianxiao (1876-1973) est une figure de premier plan de la période républicaine. Enseignant, éditeur, traducteur, journaliste et romancier à succès dans le Shanghai des années 1900-1940, il est particulièrement représentatif de la sphère publique d'alors. Produit de la tradition lettrée impériale dont il a accompagné la désagrégation pour mieux tirer parti des potentialités que réservait le « monde nouveau », il se situe à l'avant-garde des bouleversements intellectuels du premier XXe siècle chinois tout en restant fidèle à l'engagement politique républicain progressiste qui innerve l'ensemble de son œuvre. Lettré devenu homme de presse, il incarne la modernité chinoise dans ses subtilités et ses contradictions.

Le traducteur
Joachim BOITTOUT, normalien, agrégé de chinois, a enseigné le chinois moderne et classique à l'Inalco. Doctorant en histoire à l'EHESS, il étudie l'écriture du sentiment dans la presse et la place de l'individu dans la sphère publique au moment de la fondation de la République (1912). Il est attaché culturel au Consulat général de France à Canton.