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Sélection thématique : Taïwan en textes et en bulles

A l'occasion de la parution du roman Les enfants des riches, nous vous proposons de redécouvrir Taïwan à travers sa littérature et sa bande-dessinée !

Quoi de mieux pour découvrir un pays que se laisser guider au fil de ses rues et sentiers cachés ? Le moment parfait pour des rencontres impromptues et libres de toutes formes de planification. Le carnet de voyage de Zheng Kai-Hsiang, Dans les rues de Taïwan, est l'ouvrage idéal pour retrouver cette spontanéité du moment présent. A l'aide de ses superbes aquarelles de boutiques, boui-bouis et restaurants, l'artiste nous immerge facilement dans ses douces pérégrinations. Celles-ci fourmillent de détails provoquant l'immersion instantanée dans l'authenticité de ces rues taïwanaises.
Cette spontanéité se retrouve dans le carnet accordéon de Marco Liu, A taïwan ! qui possède certes moins de texte mais dont la vivacité des plans et les multiples points de vue donnent un rythme différent à cette autre visite des rues de Taïwan.
Le manhua Retour aux sources, de Zuo Hsuan vous accompagne dans le retour au village natal de Xia Zhixun, un étudiant taciturne de Taipei. Il profite d'un projet pour se rendre à Daxi, le berceau de son enfance et de nombreuses croyances traditionnelles. Le temps d'un été, Zhixun répare le lien avec ses origines et sa famille. Sorte de voyage, cette série en deux tomes promet une parenthèse à la fois sentimentale et culturelle.
Continuons notre voyage sur l'île de Formose par une échappée dans des bouts de vie quotidienne de Taïwanaises avec Somnolences de Chen Pei-hsiu. Dans cet album, l'autrice nous emmène donc aux côtés de 10 femmes et de morceaux de leurs vies dans une certaine langueur due à la chaleur qu'on devine et au besoin de ralentir, de respirer et de prendre le temps d'observer. Cet album n'est pas non plus dénué d'une certaine solitude, liée à une vie urbaine, rendant parfois difficile la communication. Ce sentiment, on le retrouve dans le très beau recueil de 61chi : Room. Dans un style crayonné nerveux, l'artiste explore les solitudes urbaines de nos vies passées dans des pièces, que l'on remplit puis que l'on vide en une fraction de seconde. 61chi interroge de cette manière le sens que l'on peut donner, ou essayer de donner à nos existences, passées dans ces chambres. Malgré nos efforts pour peupler ces boîtes de la présence des autres, notre état solitaire souvent, nous rattrape. Une thématique au premier abord bien triste et que 61chi raconte pourtant avec beaucoup d'empathie et de respect pour les différents personnages de son album, chez qui elle entrouvre les portes.

Poursuivons notre découverte de Taïwan à travers des romans ou récits parus récemment en France.

Ancienne capitale est un récit dépaysant, l'histoire d'une femme en quête de ses racines, des fantômes du passé, lieux à présent disparus. Chu Tien-Hsin est l'une des figures littéraires du genre taïwanais : littérature des villages de garnison. Ces villages ont accueilli les proches et troupes de Jiang Jieshi lors de son repli à Taïwan. Ils ont gardé à l'esprit pendant de nombreuses années, l'idée qu'ils retourneraient un jour sur le Continent. Ils ont dû apprendre à vivre avec les locaux, s'adapter à une nouvelle vie, garder l'espoir qu'ils verraient de nouveau leurs proches restés sur le continent. L'autrice qui se sert de la narratrice comme d'un alias nous narre sa quête pour retrouver le Taipei de son enfance, celui des garnisons. Elle recherche les lieux de son enfance, une maison devant laquelle elle passait à son retour de l'école, la librairie où elle se rendait. Elle ne retrouve plus le charme de cette époque, la tradition à laquelle elle est attachée. Elle a toujours aimé Kyoto, justement pour ce côté hors du temps, lieu sur lequel la modernité ne semble pas avoir d'emprise, et lors d'un voyage sur place, elle achète un petit guide touristique en japonais de Taipei à l'époque coloniale. C'est par ce biais qu'elle retourne sur les traces de son enfance. Le désenchantement est brutal, la narratrice emploie des mots assez durs et négatifs pour décrire son environnement, en total opposition à ce qu'elle a pu retrouver de chez elle à Kyoto.

Dans Les enfants des riches, nous suivons la petite famille de Chen Yunxian, son fils de 8 ans et son mari Dingguo. Le couple espère avec beaucoup d'ardeur que Dingguo décrochera enfin l'augmentation tant espérée qui permettrait à la famille d'assurer son avenir et de financer l'éducation de leur fils. Ils sont alors très surpris quand le mari est invité par son patron à une fête familiale, l'anniversaire de son propre enfant. Voilà le signe tant attendu, le moment de faire ses preuves. Yunxian arrive à contrecœur à cet événement, l'esprit empli d'inquiétudes et de doutes, elle sait qu'elle n'est pas à sa place, et elle est en hyper vigilance constante, telle une gazelle dans la savane, entourée de lionnes. Et pourtant, tout se passe bien, la femme du patron se prend d'amitié pour elle, leurs deux garçons s'entendent super bien et Dingguo semble dans les bonnes grâces de son patron. Quelle ne fut pas leur surprise d'être contacté quelques jours plus tard par le couple qui leur propose un déjeuner et qui leur fait une proposition enthousiasmante : prendre en charge les frais de scolarité de son fils Peicheng dans une école privée prestigieuse, il pourra ainsi être aux côtés de leur propre fils, qui peine à nouer des amitiés. le couple réfléchit, hésite mais ils savent qu'ils n'ont pas les moyens de se permettre cette école et surtout ils veulent le meilleur pour leur fils. Ils acceptent et les voici liés à cette famille.