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Chronique d'un produit

Chronique d'un produit

Auteur

Zheng Xiaqiong


Editeur

Caracteres

20,00 €

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Paru le : 01 Juillet 2020
Pages : 130
EAN 13 : 9782854466423

Coup de coeur du libraire
Sans être experte ou grande lectrice de poésie, le recueil de Zheng Xiaoqiong m'a tout simplement renversée !
Sa plume, incisive, pleine de fer, de rouille et du fracas des machines reste pourtant pleine de l'amour qu'elle porte à ses camarades de l'usine. Tel un oiseau en recherche de liberté, la poétesse laisse libre cours à ses mots.

Dans ses poèmes, Zhen Xiaoqiong témoigne de la vie d'ouvrière, loin de son pays natal et de sa famille. Elle livre des maux qui lui ont été propres, qu'elle a vécus et traversés. Mais pas seule. Ses poèmes sont aussi une ode à ses collègues, ses amies. Le recueil fait d'ailleurs l'objet d'une magnifique dédicace à Xu Rong, camarade de ligne atteinte d'une maladie grave qui continue de lutter pour faire prévaloir ses droits. Ensemble, elles ont enduré les souffrances physiques et morales d'un travail dur et répétitif. Ensemble, elles ont lutté pour leurs droits bafoués. Ensemble, elles ont vu filer leurs plus belles années.

Zhen Xiaoqiong semble écrire pour exprimer sa lassitude, son sentiment d'injustice, sa colère et sa tristesse. Les thèmes de la jeunesse perdue, de la nostalgie du pays natal, de la violence du travail à la chaîne et du questionnement même de l'existence reviennent régulièrement. Tout comme un vocabulaire témoignant de la violence de l'usine : sombre, feu, fracas, douleur, rouille, forge.

Malgré tout, dans certains poèmes, tels que « parc du lac d'argent » ou « s'obstiner », j'ai ressenti un doux besoin de calme, proche de la nature et une force de résilience monumentale chez cette poétesse, dont « la vie s'obstine du côté de la couleur et de la beauté ; elle dit : chaque jour tu t'obstines à te livrer. »

Un mot sur la traduction enfin. Je ne parle pas moi-même chinois. Mais à travers des échanges avec mes collègues qui maîtrisent cette belle langue, nous pouvons témoigner de la justesse et de l'attention qu'a portés Madame Chen-Andro aux émotions, aux phrasés, au rythme de Zhen Xiaoqiong. Un travail magnifique !"

- Clémence
Résumé
Chronique d'un produit est le titre d'un poème de la poétesse-ouvrière Zheng Xiaoqiong. Née en 1980 dans une famille pauvre de la province chinoise du Sichuan et après avoir exercé quelques mois comme infirmière, elle se rend dans la région de Canton pour y travailler dans une usine, sur une chaîne de fabrication. Elle y restera de 2001 à 2007, soumise à des cadences infernales. C'est là qu'elle commence à écrire de la poésie.
Le mouvement poétique instauré par la jeune classe ouvrière en Chine a retenu l'attention du public français grâce à des documentaires qui lui ont été consacrés. Zheng Xiaoqiong en est une des figures les plus intéressantes, non seulement par son engagement mais aussi par la force et la richesse de son écriture. Le choix du présent livre regroupe des oeuvres composées de 2001 à 2016, parues dans divers recueils en chinois.
Il rend compte de la richesse de l'écriture de Zheng Xiaoqiong. De la quête d'une poétique des mots de tous les jours -ceux de la vie à l'usine, à une recherche plus stylistique dans d'autres oeuvres, notamment sur le plan des thèmes, du vocabulaire et de la composition, c'est une palette de styles offerte à la lecture. Toutes ces ouvertures ne gomment pas le côté réitératif, voire obsessionnel de son écriture qui emporte le lecteur dans une sorte de mouvement perpétuel.
Après son départ de l'usine pour un poste de rédactrice dans une revue littéraire, Zheng Xiaoqiong, dont l'oeuvre est désormais reconnue en Chine comme à l'étranger, continue de militer pour la cause des femmes ouvrières en Chine et en Asie du sud-est.