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Eté, quelque part, des cadavres

Eté, quelque part, des cadavres

Auteur

Park Yeon-seon

Traducteur

LIM Yeong-Hee

Colo-Wu Mathilde


Editeur

Matin calme

20,90 €

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Paru le : 14 Janvier 2021
Pages : 327
EAN 13 : 9782491290276

Coup de coeur du libraire
Changement de décors : on part à la campagne !
Corée du sud. Loin de la ville. Loin de la civilisation.
Pour Musun, c'est le grand retour au village natal de son père à l'occasion du décès de son grand-père. le lendemain matin, enfin, vers presque midi, réveil difficile de la jeune femme quand elle découvre que ses parents l'abandonnent pour un mois dans ce trou pourri, aux côtés de Hong Gannan, cette grand-mère irascible qui trouve décidemment chaque occasion de se plaindre de sa petite-fille. Musun s'ennuie, se morfond et finit par trouver une carte au trésor qui la mène droit au pied de la demeure d'un bel Apollon et dans les souvenirs oubliés de mystérieuses disparitions 15 ans auparavant...

Ces trois personnages forment certes un curieux trio, loin des inspecteurs guindés et vêtus de costards bien taillés mais n'en sont pas moins efficaces...à leur manière ! Musun, la narratrice un poil hautaine par moments, dédaigneuse et dans l'ironie presque constante. Apollon, jeune collégien héritier et adopté de la famille noble du village mystérieux, qui semble porter le poids du monde sur ses épaules. Enfin, la grand-mère Hong Gannan, une femme de la campagne coréenne des plus typiques, très sensible mais attention, sans le montrer, excessivement curieuse, un peu brutale, travailleuse et surtout fan de feuilletons du soir un peu clichés.

Au cours de cette enquête, car malgré son côté singulier, il s'agit bien d'une enquête, chaque découverte amène la suivante, tout s'écoule fluidement, avec son lot de surprises et croyez-moi j'étais loin de toutes les voir venir ! Malgré un départ peut-être un peu lent de mon côté, l'intrigue m'a finalement saisie et je n'avais qu'une envie : avoir le mot de la fin.

Quel bonheur de suivre une enquête à la campagne. La narration brute de pomme de Musun était déjà d'une fraicheur bienvenue, l'air de la campagne le confirme ! D'autant que l'on retrouve bien l'ambiance petit village où tout le monde à beau se connaître chaque famille cache bien ses secrets...jusqu'à quand ! La peur du jugement entre voisin, la sensation d'étouffement dans cet espace si petit avec des familles plus ou moins faciles à vivre, le besoin forcé pour certain de s'intégrer à cette "grande tribu", tout cela ajoute un peu de tension tout en restant d'une fraicheur globale grâce à la narration détachée de Musun.
Enfin, les visions kaléidoscopiques qui s'intègrent entre chaque chapitre, narrés cette fois par une mystérieuse personne, ajoutent une certaine appréhension grandissante.

Encore une fois, Matin Calme nous propose un texte original, un cadre original et des personnages marqués qu'on serait heureux de rencontrer dans de nouvelles aventures !

- Clémence
Résumé
L'ado qui se levait tard, sa Mémé et Apollon : Trio d'enquête pour quatre disparitions. Ce matin-là, Musun - la narratrice - a été réveillée par le réfrigérateur. Parce qu'il n'y avait pas d'autres bruits dans la maison. A 11 heures ? Etrange. Elle s'est levée et atrouvé ce petit mot dans la cuisine, avec quelques billets : " Ma chérie, nous te laissons dormir. Occupe-toi bien de Mémé. On revient dans un mois.
Ton Papa qui t'aime. " Toute la famille était rentrée à Séoul en l'abandonnant avec Mémé ! L'horreur ! Dans ce trou perdu où les smartphones ignoraient internet ! Avec cette grand-mère qui sarclait son champ dès cinq heures du matin... Un cauchemar... La cohabitation avec Mémé débute mal. Jusqu'au troisième jour, quand Musun retrouve un dessin qu'elle a fait 15 ans plus tôt, quand elle avait cinq ans : une carte au trésor ! Et quand elle montre le dessin à Mémé, la vieille marmonne...

" Ah... ça... Tu te souviens pas ? ... C'était l'été... le jour où les quatre jeunes femmes ont disparu... " C'est alors que l'enquête commence vraiment, avec dès le lendemain le renfort de l'héritier des Yu, quatorze ans, dont la fabuleuse beauté a immédiatement inspiré à Musun son surnom : Apollon. Roman noir, roman plein de drôlerie, construit sur un trio improbable et tour à tour émouvant ou comique.
Eté, quelque part, des cadavres est, à l'image de son titre, un roman policier totalement unique en son genre. Pas ou peu de policiers en uniformes, pas de scènes d'actions violentes, mais les pérégrinations de ces trois anti-héros dans un bourg perdu d'une Corée archi-rurale. Le ton général du roman en constitue le premier atout. C'est un livre réjouissant, joyeux et tendre, un véritable succès d'écriture.