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Le goût sucré des pastèques volées

Le goût sucré des pastèques volées

Auteur

SHENG Keyi - 盛可以

Traducteur

DUZAN Brigitte


Editeur

Philippe Picquier

17,00 €

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Paru le : 06 Mai 2021
Pages : 176
EAN 13 : 9782809715460

Coup de coeur du libraire
Un moment de délicatesse
Une grande douceur émane des textes et des illustrations de Sheng Keyi, nous donnant une sensation de bien-être à la lecture de ce livre.

L'auteure nous fait part ici de la nostalgie qu'elle éprouve pour son village et sa jeunesse, des temps passés où les gens étaient pauvres mais peut-être plus heureux, où les enfants jouaient dehors tous ensemble et n'étaient pas scotchés à leur téléphone et où la pollution n'était pas aussi pesante et présente.

Dans des textes courts, Sheng Keyi partage avec nous ses souvenirs, ses réflexions ainsi que des anecdotes. Elle nous plonge dans l'intimité de sa famille et de son village. J'ai beaucoup aimé d'ailleurs le petit texte dans lequel elle nous explique qu'il n'y avait pas besoin de téléphone quand elle était petite, les gens se criaient les informations/invitations/demandes d'un bout à l'autre du village. Cela devait être très convivial et animé malgré le manque d'intimité.

De très douces illustrations de l'auteure sont insérées entre les textes, ce qui nous donne des intermèdes agréables. Nous y voyons à chaque fois une petite fille (l'auteure enfant) toujours suivie de son fidèle compagnon, le chien Obama. Les couleurs utilisées sont principalement le noir (pour les cheveux et le chien), le rouge et le vert (pour les vêtements) et des teintes pastel. Ce style assez épuré m'aura beaucoup plu.

Lecture que je conseille de tout cœur si vous souhaitez découvrir des anecdotes tantôt drôles tantôt touchantes, vous permettant en même temps d'en apprendre plus sur la vie dans un petit village chinois de la deuxième moitié du XXème siècle.

- Florine
Résumé
C'est le goût inoubliable de l'enfance que nous livre ici Sheng Keyi, une brassée de parfums et de saveurs venus du plus loin de son enfance dans la campagne du Hunan. L'odeur des eaux dormantes où, se faisant une petite barque d'une bassine en fer, elle va cueillir les fleurs de lotus et les châtaignes d'eau. L'arôme discret des fleurs du jujubier sous lequel elle faisait ses devoirs, celui du riz cuit dans la paille et des beignets d'armoise et de citrouille cuisinés avec les légumes du potager maternel.
C'est un pays d'étangs et de rizières, où l'on mange à peine à sa faim, où l'on ne possède rien. La petite fille rêve de déployer ses ailes et de découvrir le monde au-delà de la rivière. Et elle y réussira, qui sait, mais entre-temps tout ce qui faisait la joie de son enfance aura été détruit. A la liberté de la petite sauvageonne d'alors répond la rare liberté de ton de la romancière d'aujourd'hui.
Sheng Keyi dénonce ardemment les ravages de la modernisation des campagnes chinoises et fait renaître l'éclat des vies humbles qui ont disparu".