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Ôtsu-e : Peintures populaires du Japon. Des imagiers du XVIIe siècle à Miró

Ôtsu-e : Peintures populaires du Japon. Des imagiers du XVIIe siècle à Miró

Auteur

MARQUET Christophe

YOKOYA Kenichirô

SHIRATO Shintarô


Editeur

EFEO

23,00 €

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Paru le : 01 Avril 2019
Pages : 184
EAN 13 : 9782855392516

Résumé
Dans le prolongement de l'année « Japonismes 2018 », la Maison de la culture du Japon à Paris présente « ŌTSU-E : peintures populaires du Japon », la première exposition organisée en Europe sur l'imagerie japonaise de l'époque d'Edo. Les Ōtsu-e ou « images d'Ōtsu » sont des peintures exécutées au pochoir, qui connurent une grande popularité tout au long de l'époque d'Edo, du début du XVIIe au milieu du XIXe siècle. Elles étaient vendues aux voyageurs et aux pèlerins qui empruntaient la route du Tōkaidō reliant Kyōto à Edo (aujourd'hui Tōkyō), et dont la ville d'Ōtsu en est le premier relais. Les thèmes de ces peintures — au nombre d'environ cent vingt — furent d'abord religieux, avant d'évoluer vers des contenus satiriques ou moraux. Le répertoire le plus connu est composé d'une dizaine de sujets — comme le démon travesti en moine ou la jeune fille à la glycine — auxquels furent attribuées des vertus protectrices. De nombreux artistes du XIXe siècle, en particulier de l'école ukiyo-e, comme Kuniyoshi ou Kawanabe Kyōsai, furent fascinés par cette imagerie et s'en inspirèrent, produisant des versions parodiques qui prolongent leur esprit humoristique. Ce n'est que dans les années 1920, sous l'impulsion du mouvement pour les arts populaires (mingei), que ces images d'Ōtsu furent redécouvertes, étudiées et miraculeusement préservées par le penseur Yanagi Muneyoshi (1889-1961). Les plus belles pièces de cette collection unique au monde, conservées au Japan Folk Crafts Museum, le musée qu'il fonda à Tōkyō en 1936, sont montrées dans l'exposition. Les images d'Ōtsu sont loin de connaître en Occident la même renommée que les estampes ukiyo-e, qui leur sont contemporaines. Quelques précurseurs s'y intéressèrent néanmoins, comme l'anthropologue André Leroi-Gourhan ou des artistes, tels le sculpteur catalan Eudald Serra, Miró ou Picasso, dont plusieurs œuvres de leurs collections personnelles sont exposées.

Sommaire

À la recherche d'une imagerie populaire perdue…
Christophe Marquet

Repères chronologiques

Les recettes du succès de l'imagerie d'Ōtsu
Yokoya Ken.ichirō

La redécouverte des peintures d'Ōtsu au xxe siècle : le regard de Yanagi Muneyoshi
Shirato Shintarō

Hommage à Takahashi Shōzan IV (1932-2018), maître imagier d'Ōtsu
Yokoya Ken.ichirō

Catalogue

Textes et notices
Christophe Marquet

1. Images de piété

2. Démons

3. Divinités populaires et héros

4. Beautés et courtisanes

5. Animaux

6. Poèmes moraux

7. Des imagiers du Tōkaidō à Miró
Ricard Bru

8. Des images d'Ōtsu aux ukiyo-e : le mythe de Matahei et le théâtre kabuki

9. Des peintres inspirés par l'imagerie d'Ōtsu

10. Statuettes et figurines

11. Imagerie livresque

Bibliographie

Remerciements et crédits photographiques



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